{"id":128,"date":"2015-10-03T22:28:23","date_gmt":"2015-10-03T21:28:23","guid":{"rendered":"https:\/\/outsiderland.com\/orpailleur\/?page_id=128"},"modified":"2026-02-11T13:00:43","modified_gmt":"2026-02-11T13:00:43","slug":"un-debarras","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.outsiderland.com\/orpailleur2\/catalogue\/un-debarras\/","title":{"rendered":"Un d\u00e9barras"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.outsiderland.com\/orpailleur2\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/Couverture-un-d%C3%A9barras-pour-souscription.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-9 alignleft\" src=\"https:\/\/www.outsiderland.com\/orpailleur2\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/Couverture-un-debarras-pour-souscription-213x300.jpg\" alt=\"\" width=\"213\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.outsiderland.com\/orpailleur2\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/Couverture-un-debarras-pour-souscription-213x300.jpg 213w, https:\/\/www.outsiderland.com\/orpailleur2\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/Couverture-un-debarras-pour-souscription.jpg 284w\" sizes=\"auto, (max-width: 213px) 100vw, 213px\" \/><\/a><strong>4\u00e8me de couverture<\/strong> :<\/p>\n<p><em>Un soliloque d&rsquo;une modernit\u00e9 confondante o\u00f9 jamais l&rsquo;exp\u00e9rience du lecteur ne c\u00e8de \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rimentation de l&rsquo;\u00e9crivain. Aucune exp\u00e9rimentation d&rsquo;ailleurs, aucune recherche : la forme rude, radicale, du r\u00e9cit n&rsquo;est pas un exercice de style mais une n\u00e9cessit\u00e9. C&rsquo;est l&rsquo;imm\u00e9diatet\u00e9 du discours qui impose ses r\u00e8gles, l&rsquo;urgence du r\u00e9cit qui fait loi. Et si la muse de l&rsquo;auteur a certainement \u00e9t\u00e9 analysante, ce monologue n&rsquo;est ni un compte-rendu d&rsquo;analyse, ni une confession, encore moins une autobiographie. Est-ce seulement un monologue ? Ou simplement<\/em> \u00ab\u00a0un morceau de rocher [qui] tombe lentement vers la mer et dispara\u00eet dans une gerbe d&rsquo;\u00e9cume\u00a0\u00bb ?\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Thomas Vatant\u00b7Antonelli<\/p>\n<p><em>Rudement culott\u00e9 que de pr\u00e9coniser la lecture d&rsquo;un livre singulier o\u00f9 il s&rsquo;agit de s&rsquo;encorder, de suivre la falaise sans escales, ni codes, ni chemins. Flux de mots o\u00f9 s&rsquo;\u00e9corcher. Physique l&rsquo;exp\u00e9rience, dans la chair. Vous vous souvenez du geste sec avec lequel les paysans ferment leur couteau apr\u00e8s avoir taill\u00e9 un bois tendre et noble ? C&rsquo;est la musique de ce \u00ab\u00a0d\u00e9barras\u00a0\u00bb. C&rsquo;est pas un livre, c&rsquo;est un os. Le plus \u00e9clatant des os. J&rsquo;aime ce que ce livre me fait \u00eatre.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/em>Nadine Castagne<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Lisez les 3 premi\u00e8res pages<\/strong> du livre en cliquant <a href=\"http:\/\/ahp.li\/6af90b09ddacc28fcf8c.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici.<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p>Date de parution : 30 mai 2014<br \/>\nFormat : 13,5 x 19 cm<br \/>\nNombre de pages : 200<br \/>\nPrix : 18\u20ac (frais de port offerts)<\/p>\n<form action=\"https:\/\/www.paypal.com\/cgi-bin\/webscr\" method=\"post\" target=\" paypal \"><input name=\"cmd\" type=\"hidden\" value=\"_cart\" \/><input name=\"business\" type=\"hidden\" value=\"lorpailleur@orange.fr\" \/><input name=\"lc\" type=\"hidden\" value=\"FR\" \/><input name=\"item_name\" type=\"hidden\" value=\"Un d\u00e9barras\" \/><input name=\"amount\" type=\"hidden\" value=\"18.00\" \/><input name=\"currency_code\" type=\"hidden\" value=\"EUR\" \/><input name=\"button_subtype\" type=\"hidden\" value=\"products\" \/><input name=\"add\" type=\"hidden\" value=\"1\" \/><input name=\"bn\" type=\"hidden\" value=\"PP-ShopCartBF:btn_cart_LG.gif:NonHosted\" \/><input alt=\"PayPal - la solution de paiement en ligne la plus simple et la plus s\u00e9curis\u00e9e !\" name=\"submit\" src=\"https:\/\/www.paypalobjects.com\/fr_FR\/FR\/i\/btn\/btn_cart_LG.gif\" type=\"image\" \/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.paypalobjects.com\/fr_FR\/i\/scr\/pixel.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"1\" border=\"0\" \/><\/form>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Une \u00e9vocation sonore originale, \u0153uvre de Delphine Dora<\/strong> est \u00e0 retrouver <a href=\"https:\/\/sd-5b.archive-host.com\/membres\/playlist\/cf7267cdfebbaca9a70d39be54bb00702eaeae52\/rentree_litteraire\/debarras.mp3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a><a target=\"_blank\">.<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Critiques<\/strong><\/p>\n<p><strong>La critique du roman sur le site Litzic<\/strong> est \u00e0 lire <a href=\"https:\/\/litzic.fr\/chronique-livre\/dana-hillot-un-debarras\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>ici<\/strong><\/a>.<\/p>\n<p>**********<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Dire que j\u2019ai aim\u00e9 le livre serait une litote. Donc, pour l\u2019avoir aim\u00e9, et comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, lorsque j\u2019ai \u00e9t\u00e9 pris dans un univers, je m\u2019efforce de ne plus le quitter en en rejoignant l\u2019une des constellations (\u00e7a file les m\u00e9taphores \u00e0 toute vitesse, contrairement au <em>D\u00e9barras<\/em>). Parmi celles-ci, il y a les auteurs que Dana Hilliot cite dans l\u2019ouvrage, notamment Werner Kofler, que je me suis empress\u00e9 d\u2019aller lire. J\u2019ai imm\u00e9diatement saisi le sens de cette r\u00e9f\u00e9rence, qui fait lien avec le reste de l\u2019ouvrage. Dana Hilliot, me semble-t-il, aurait pu ajouter le <em>Molloy <\/em>de Beckett, ou encore<em> L\u2019Ulysse<\/em> de Joyce. Mais il ne le fait pas, ce qui n\u2019est jamais fortuit chez lui. Lorsqu\u2019il cite Joyce, il s\u2019agit du Joyce de la nouvelle. Non pas Le Grand Joyce, mais Joyce le \u00ab\u00a0petit\u00a0\u00bb. Avant d\u2019atteindre les sommets, il faut encore se bagarrer dans les plaines (et qu\u2019il y en a des bagarres chez Dana Hilliot). A l\u2019instar de certains livres de Kofler, chez Dana Hilliot, il y a l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019\u00e9crire une histoire sans la d\u00e9noncer comme une histoire, c\u2019est-\u00e0-dire un artifice, tout en l\u2019\u00e9crivant malgr\u00e9 tout, ou plut\u00f4t, devrais-je dire, tout en la d\u00e9s\u00e9crivant malgr\u00e9 tout. A mesure que la lecture de l\u2019ouvrage avance, Dana Hilliot essaie d\u2019en ruiner le r\u00e9cit comme sa forme par divers moyens : recours \u00e0 l\u00a0\u00bb\u2018insignifiance\u00a0\u00bb comme des histoires de la vie de son protagoniste, refus des dialogues, des personnages, de la litt\u00e9rature bourgeoise ponctu\u00e9e par ses effets de style\/de manche, des auteurs peu connus qu\u2019il cite, <strong>bref \u00e0 saisir le \u00ab\u00a0minuscule\u00a0\u00bb de nos vie ce livre est aussit\u00f4t un grand livre<\/strong>. Plus il repousse le lecteur (\u00ab\u00a0qui aura continu\u00e9 de me lire page\u2026\u00a0\u00bb), plus il l\u2019\/m\u2019attire. Plus il \u00e9vacue le r\u00e9cit de ses mondanit\u00e9s, plus il le remplit de vie, de nos vies, qui ne sont rien d\u2019autres, au fond, bien au fond, que des d\u00e9barras.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">David F. (France)<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">**********<\/p>\n<p>J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9 dans mes lectures des livres \u00e0 une seule phrase, ce qui est d\u00e9j\u00e0 en soi une originalit\u00e9 mais l\u00e0, si originalit\u00e9 il y a \u00e0 ce texte, elle me semble plut\u00f4t dans sa facilit\u00e9 de lecture (\u2026), on ne s\u2019y ennuie jamais, et dans sa sinc\u00e9rit\u00e9, son honn\u00eatet\u00e9 radicale, peut-\u00eatre ment-il, invente-t-il, mais ce n\u2019est pas l\u2019impression que \u00e7a donne, et c\u2019est de plus tellement au second degr\u00e9, tout est explor\u00e9 et diss\u00e9qu\u00e9, pour ne pas dire charcut\u00e9. On est immerg\u00e9 dans ce pessimisme, ce rejet de tant de choses, cette horreur de la m\u00e9diocrit\u00e9, de la facilit\u00e9, qui parfois se teinte de m\u00e9pris et d\u2019injustice face aux gens, aux villes, aux maisons, ce qui est petit, ce qui est moyen&#8230; C\u2019est aussi sans doute ce qu\u2019il dit lui-m\u00eame p 57, une diarrh\u00e9e verbale, m\u00eame si je pr\u00e9f\u00e8rerai r\u00e9gurgitation, rejet de tout ce qui lui est rest\u00e9 dans sa vie en travers de l\u2019estomac. Pourtant cela s\u2019\u00e9coule exactement comme un fluide, comme si les mots, au lieu d\u2019\u00eatre d\u00e9tach\u00e9s, \u00e9taient coll\u00e9s entre eux ou dilu\u00e9s dans un liquide transparent qui les entra\u00eene et leur permet de se d\u00e9verser, mais pas dans de l\u2019eau, plut\u00f4t un gel, le gel hydro alcoolique avec lequel toute la population mondiale s\u2019enivre \u00e0 cet heure. Le r\u00e9sultat est prenant, presque jubilatoire, alors que sur le fond, c\u2019est d\u00e9sesp\u00e9rant, c\u2019est accablant. Preuve de r\u00e9ussite litt\u00e9raire, \u00e0 <em>son corps d\u00e9fendant<\/em>.<br \/>\nJ\u2019ai mis un certain temps, trente, quarante pages, \u00e0 faire \u00e9merger ce que cela m\u2019\u00e9voquait, soit Thomas Bernhard, <em>Ma\u00eetres Anciens<\/em> (\u2026). A fait \u00e9galement surface dans ma m\u00e9moire, assez confus\u00e9ment, Cioran, <em>De L\u2019Inconv\u00e9nient d\u2019\u00eatre N\u00e9 <\/em>(\u2026) et enfin des r\u00e9miniscences de Nietzsche dont je n\u2019ai lu que des bribes.<br \/>\nDonc, le personnage de ce d\u00e9barras, que je vois alcoolique, asocial, parano\u00efaque, m\u00e9prisant, obsessionnel, inadapt\u00e9, solitaire, col\u00e9reux, agressif, hors norme, agoraphobe mais aussi t\u00e9m\u00e9raire, obstin\u00e9, lucide, plein d\u2019autod\u00e9rision, ironique, parfois sympathique, qui aurait besoin une bonne fois d\u2019\u00eatre consol\u00e9 de l\u2019existence, et finalement, je pr\u00e9f\u00e8rerais de beaucoup le croiser sur un sentier, tout seul avec son chien et ses chaussures, plut\u00f4t qu\u2019un groupe de marcheurs braillards, avec un guide de surcro\u00eet dans un endroit o\u00f9 une bonne carte suffit.<br \/>\n(\u2026)<br \/>\nEn fait, il y a tellement de sujets abord\u00e9s dans ce livre qu\u2019il me faudrait plus de pages et de temps pour \u00e9crire tout ce qui m\u2019est pass\u00e9 dans la t\u00eate. Les mots foisonnant, dense, bouillonnant traduisent bien. Enfin il y a l\u2019humour, la harangue aux cartons, la chasse \u00e0 courre, les coureurs en montagne riv\u00e9s \u00e0 leur chrono\u2026 et il a beaucoup de philosophie, de quoi proposer une bonne vingtaine de sujets de terminale.<br \/>\n(\u2026)<br \/>\nCe livre ressemble au Stromboli (il le dit d\u2019ailleurs p 157, un volcan en fusion) avec ses explosions toutes les demi-heures qui secouent l\u2019\u00eele et votre lit d\u2019h\u00f4tel, ses \u00e9ruptions o\u00f9 il crache sa lave fulgurante dans la mer par l\u2019\u00e9chelle de feu, flamboyant depuis l\u2019antiquit\u00e9 sur l\u2019humanit\u00e9 qui l\u2019entoure, furieux et obstin\u00e9, l\u2019entend qui veut bien, le comprend qui peut, l\u2019admirent certains.<br \/>\n(\u2026)<br \/>\nC\u2019est un livre \u00e0 relire r\u00e9guli\u00e8rement, pour ne pas se laisser aller, pour se remettre d\u2019aplomb, en question.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Sylvie Aubriot (France)<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Liens<\/strong><\/p>\n<p>Pour suivre et lire les nombreux et divers \u00e9crits de Dana Hilliot, consultez son site <a href=\"https:\/\/outsiderland.com\/danahilliot\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Outsiderland<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>4\u00e8me de couverture : Un soliloque d&rsquo;une modernit\u00e9 confondante o\u00f9 jamais l&rsquo;exp\u00e9rience du lecteur ne c\u00e8de \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rimentation de l&rsquo;\u00e9crivain. 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