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L. A. Sass, Les Paradoxes du délire : notes de lecture (1)

avril 30, 19:33

Après mes 6 semaines de tête-dans-le-sac je commence à re-émerger et me rappelle un par un chaque item de la liste des choses que je souhaitais ardemment faire — et là, ce matin, il y avait « écrire à propos du livre de Louis A. Sass, Les paradoxes du délire (The Paradoxes of Delusion: Wittgenstein, Schreber and the Schizophrenic Mind, 1995), traduction française P.H. Castel, Ithaque Éditions, 2010), que j’ai dévoré en quelques jours avant ces 6 semaines donc, et dans lequel je me replonge depuis ce matin, en feuilletant au gré des annotations que j’avais portées en marge lors de ma première lecture. Faudrait que je m’y mette, mais, comme toujours, me voilà heurté au problème du compte-rendu de lecture, pour lequel je ne suis définitivement pas doué. Je ferai donc à ma manière, c’est-à-dire écrire non pas tant sur ce livre que : en plonger quelques pages dans le bain tumultueux de ma propre expérience clinique ou : le soumettre à un ersatz de dialogue avec (P) – (P) étant quelque chose tel que « le-patient-dans-mon-esprit » ou « l’impact des séances (passées et à venir) sur mon appareil à penser psychanalytique » — et on verra où ça mène.

Avant toutefois que de plonger tête baissée dans la fournaise, quelques remarques préalables concernant les recherches sur la schizophrénie paranoïde et la pertinence de la thèse de Sass dans cette perspective : la traduction du livre survient en France au moment où le projet de naturalisation des grandes maladies rattachées aux psychoses ne suscite quasiment plus d’opposition, ou du moins pas d’opposition publique sérieuse et argumentée — même si dans les cercles psychanalytiques, on continue à analyser les psychoses du point de vue structural, et même si, dans le secret des cabinets, les patients (quelques uns des miens en tous cas) continuent de croire qu’il y a quelque chose à penser de leur expérience schizophrénique, y compris des phénomènes hallucinatoires ou des productions dites délirantes, et que ce travail qui consiste à penser ces pensées-là, ou du moins les penser autrement, n’est pas vain, mérite d‘être entrepris, ne serait-ce parce que, après tout, en attendant que les scientifiques trouvent dans le cerveau ce qu’ils espèrent y trouver, puis découvrent le moyen de modifier dans le cerveau ce qu’ils espèrent modifier, en attendant ce jour donc, ils ont affaire à ces pensées-là, quotidiennement, que c’est aussi avec ces pensées là qu’ils s’articulent bon an mal an avec tous ceux qui peuplent le monde environnant, et que ça leur pose un certain nombre de problèmes théorico-pratiques (parfois plutôt théoriques – quand par exemple un patient de M. Bleuler, cité par Sass, déclare : « Corps et âme n’ont rien à faire ensemble, il n’y a pas d’unité. », parfois plutôt pratiques – quand par exemple il s’agit d‘évaluer l’effet d’un médicament sur le cours des pensées susdites), bref, qui considèrent que c’est leur esprit qui est malade, ou qui se comportent comme si tel était le cas (et donc : se sentent à leur place dans un cabinet de psychanalyse).

Le livre de Louis A. Sass arrive donc à contre courant, et doublement à contre-courant, spécialement en France, dans la mesure où il déploie un modèle de description des phénomènes typiques de la schizophrénie entièrement différent des deux modèles dominants actuellement, c’est-à-dire :

1. Le modèle naturaliste fondé sur la neurobiologie et les études épidémiologiques et statistiques, qui n’accorde finalement à ces phénomènes que le rang de symptômes au fond dénués de sens et de valeur subjective (le délire n‘étant plus reçu comme ce qui s’adresse à un autre, ce qui nous interpelle, mais comme un phénomène s’inscrivant dans une logique compensatoire, une régulation adaptative a posteriori censée répondre aux dérégulations chimiques cérébrales qui constitueraient la véritable « nature » de la maladie (si l’on parvient à faire baisser les taux de dopamine, alors les hallucinations et les délires diminuent – « s’atténuent » comme dit (P) : c’est un fait (quoiqu’ il y aurait beaucoup à dire là dessus) : mais est-ce une preuve ?)). Le modèle neurobiologique n’accorde donc aux discours du patient qu’un statut secondaire, déterminé, ces manifestations au fond ne nous apprennent rien et n’ont rien à dire [ un psychiatre, parlant d’une de mes patientes : « ce n’est pas une psychothérapie qu’il lui faut, mais un traitement » ] : je cite ici P. H. Castel, L’Esprit Malade, Ithaque 2009, p. 134-5, à propos de ce qu’il nomme l’hypothèse GPJ (Grivois-Proust-Jeannerod) :

« Il faudrait, c’est sûr, montrer patiemment que la clinique de la psychose est ici reformatée pour coïncider avec ce qu’on veut lui faire dire, et qu’on donne en outre au psychomoteur une extension telle qu’on en vient finalement à identifier régressivement les actes, y compris les plus sociaux, les plus contextuels, à des actions, puis les actions à des gestes, puis ces gestes à des activations motrices, et enfin ces activations motrices à des intentions implantées dans les neurones. »

2. Le modèle psychanalytique, ou les modèles d’inspiration psychanalytiques, disons pour faire vite : la régression libidinale comme recours à des défenses archaïques (dans la perspective d’un conflit primaire n’ayant pas pu être élaboré psychiquement) – les kleiniens diraient : régression à la position schizo-paranoïde de la petite enfance -, et, de manière assez insistante, l’idée générale d’une déficience primaire dans la constitution du moi à l‘épreuve de la réalité, qui, à l’occasion d’une situation anxiogène, se révèle sous la forme de décompensations (les phénomènes typiques de la schizophrénie), et se traduit par des défenses du type clivage et déni (je passe sous silence volontairement la version structurale lacanienne, le manque ou le rejet du signifiant fondamental (le Nom du Père), la forclusion, les failles dans le système symbolique etc., c’est pas que ça ne m’intéresse pas, au contraire, mais comment ça se goupille dans la clinique, au niveau des singularités rencontrées dans nos cabinets, la question demeure ouverte – et suscite en moi une grande perplexité quand j’entends causer de forclusion chez quelques uns de mes collègues).

Sass adopte une toute autre perspective. Il s’efforce de décrire l’expérience schizophrénique en suivant au plus près les mots que le malade utilise pour décrire ses vécus internes et son expérience perceptive. Ceux de Schreber bien sûr, qui nous a légué les descriptions les plus fines, les plus détaillées, et les plus étendues, mais également ceux de quelques autres (dont ce Jonathan Lang : son article « The Other side of ideological aspects of schizophrenia » avait été publié en 1940 dans la revue Psychiatry (3, p. 389-393), il faudra que j’en cause un de ces jours). La finesse des descriptions de Sass n’a d‘égal que la finesse des descriptions dont certains patients sont capables — ce qui nous rappelle que Sass est un philosophe (et psychologue), or, un philosophe est familier d’un certain genre de traitement des pensées, de ces pensées que Sass s’efforce de retrouver dans l’expérience du schizophrène : sa thèse, du coup, s’en trouve renforcée, au sens où ce ne sont pas seulement Schreber et Wittgenstein qui la manifestent, mais aussi Sass lui-même. La thèse essentielle ici porte sur notre capacité à « comprendre » la forme de vie schizophrénique, au sens où déjà nous pouvons en partager certaines intuitions, certaines expériences, et elle se distingue de et s’oppose donc à la doctrine de l’inintelligibilité des manifestations délirantes, soulignant leur caractère prétendument définitivement énigmatique (Jaspers), ou bien encore aux thèses qui survalorisent cette expérience en la présentant comme l’envers et le dehors de la raison civilisatrice (la psychose comme « révélation » de ce qui est refoulé, conférer certains courants antipsychiatriques), etc.. [1]

Dans ce livre je tente d’accomplir ce qui, selon Jaspers, ne peut pas être accompli : appréhender, de manière à la fois empathique et conceptuelle, quelques uns des symptômes les plus bizarres et les plus mystérieux de la schizophrénie.
(Sass, Les Paradoxes du délire, p.26)

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…à suivre : des remarques sur le lien entre l’hyperbolisation de l’attention et la radicalisation des logiques solipsistes
la question du traitement du genre de pensée que Wittgenstein identifie comme suscitant les maladies philosophiques qu’il tente de guérir : je postule que la plupart d’entre nous ont rencontré des pensées de ce type, mais que nous les avons : – ou bien fait taire aussi vite, – ou bien traitées philosophiquement, – ou bien traitées schizophréniquement (au sens du traitement que leur fait subir Schreber).
La question dès lors qui demeure en suspens quand on lit le livre de Sass : comment se fait-il que, rencontrant ces pensées là, nous les traitions à ce point différemment ? Pourquoi certains les prennent au sérieux et d’autres les évacuent dès qu’elles se présentent ? (c’est là que les modèles neurobiologiques et les modèles psychanalytiques proposent des hypothèses conséquentes)

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1 … et, dans le sens où ce texte me semble à moi tranquillement familier, que j’y reconnais sans trop de peine les logiques à l’oeuvre pour les avoir sinon pensées, du moins expérimentées moi-même, en tant que lecteur, patient, psychanalyste et philosophe, je la renforce aussi : je songe soudain qu’il y aurait à écrire sur la formation philosophique du psychanalyste — Bion a décrit l’exercice de la philosophie comme une voie d’entrée favorable la recherche psychanalytique :

(…) L’expérience qu’a l’analyste des problèmes philosophiques est si réelle qu’il a souvent une meilleure appréhension de la nécessité d’une formation philosophique que le philosophe professionnel. La formation philosophique universitaire et l’expérience psychanalytique réelle sont proches l’une de l’autre ; mais leur prise en compte réciproque n’est pas aussi fréquente ni aussi fructueuse qu’on pourrait l’espérer.
Bion, Second Thoughts, p.170.

À l’heure où la tentation (à nouveau) est grande de réserver l’exercice de la psychanalyse aux diplômés de psychologie et/ou de médecine, je me fais un plaisir d‘énoncer ce qui suit : peut-être l‘étude de la philosophie (par exemple étudier Wittgenstein) constituerait une propédeutique à l‘écoute compréhensive des délires ? Peut-être qu’au contraire les études de médecine ou de psychologie, et les préconceptions qu’elles ne manquent pas de véhiculer, tendraient plutôt à embarrasser l’analyste, à le détourner d’une appréhension « empathique et conceptuelle », pour reprendre les mots de Sass ? Ça me peine toujours de lire ce qui suit, tiré de la FAQ d’une vénérable institution psychanalytique s’il en est, et qui compte de surcroît quelques uns des plus éminents lecteurs francophones de Bion :

Un diplôme de psychologue ou de médecin ou de psychiatre est-il nécessaire pour devenir psychanalyste ?
Autrefois nous répondions non. 10 % des membres de la SPP ne les possèdent pas. Toutefois, cette tolérance va probablement disparaître en raison des modifications probables et prochaines de la législation.

La loi certes. Mais comment justifier psychanalytiquement une telle sélection ? Je vois pas comment : et que fait-on des textes de Freud, à commencer par « La question de l’analyse profane » ?

« Je ne puis imaginer d’où peut provenir cette stupide rumeur concernant mon changement d’avis sur la question de l’analyse pratiquée par les non-médecins. Le fait est que je n’ai jamais répudié mes vues et que je soutiens avec encore plus de force qu’auparavant, face à l‘évidente tendance qu’ont les Américains à transformer la psychanalyse en bonne à tout faire de la psychiatrie. »
Freud, « Lettre à Monsieur Schnier du 5 juillet 1938» in, Ma vie et la psychanalyse, Gallimard, 1975.

(mis en ligne par vincent seguret)
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Commentaire

  1. Contente de lire cette lecture de Sass, qui est dans ma liste secondaire (“livres non prioritaires mais cependant essentiels à lire si je trouve du temps”), mais que je n’aurais sans doute pas le temps de voir, plongée que je suis dans Le ciment des choses, qui me donne quelques tournis en ce moment.
    Ce qui me frappe dans la position de Sass, tournée, si j’ai bien compris, vers la perception, la compréhension, la “lecture” des paroles des patients, leur analyse de discours, pour ainsi dire, constituant une sorte de philosophie compréhensive de la schizophrénie, ce qui me frappe, c’est la manière dont il s’inscrit dans le contexte actuel des sciences humaines de moins en moins dualiste (science vs sens commun, sujet vs objet, etc.) mais environnemental – c’est moi qui dit “environnemental”, car il est difficile de trouver un antonyme de “dualiste”, et “holiste” fait référence à autre chose : je veux dire que les phénomènes sont lus et expliqués en tenant compte de l’ensemble des paramètres de leur environnement, et non à partir d’un principe a priori, d’une théorie – la philosophie compréhensive de Sass, telle qu’elle m’apparaît sous ta plume en tout cas, a un petit côté ethnométhodologique, un côté folk en quelque sorte où ce qui importe, c’est la perception des dits phénomènes par les sujets eux-mêmes – cela fait longtemps que j’ai intégré la folk linguistique (je l’ai francisée ainsi) à la linguistique et que je travaille avec ce que disent les locuteurs de leurs énoncés, et non pas seulement avec ce que les linguistes en disent, comme s’ils n‘étaient pas des locuteurs d’ailleurs (mais je m‘éloigne du sujet !)
    Reste à savoir effectivement ce que l’on fait des perceptions du délire par les délirants et à distinguer, mais est-ce possible, ces perceptions du délire lui-même : ce qui pose la question du méta, question peut-être, encore, plus discursive que philosophique : comment celui qui écoute peut-il distinguer chez le patient la description des perceptions des perceptions “en acte”, si on peut dire, elles-mêmes ? ou alors le discours tenu est un tout et l’ensemble est considéré comme description de perceptions ?
    Je trouve que ce livre me pose aussi une question d’objet finalement.

    marie-anne paveau · 4 mai 2011, 10:37 · #

  2. Votre compte-rendu de lecture m’a beaucoup étonné. J’ai l’impression de ne pas lire le même livre que vous (au sens où le livre n’est jamais achevée, bien sûr). A l‘évidence, la problématique centrale de ce livre est celle du solipsisme. C’est une question philosophique récurrente depuis le cogito cartésien, les concepts synthétiques a priori de Kant, etc. L’approche du Pr Sass est très intéressante en ce qu’elle met en connexion la pensée d’un philosophe qui a marqué nos contemporains par l’originalité de son génie logique (Wittgenstein) et le délire d’un premier Président de Cour d’Appel. La référence à la psychopathologie générale de Jaspers situe par ailleurs une perspective philosophique et psychopathologique non négligeable. A l’heure où j‘écris ces lignes, je trouve cette heuristique intéressante par son audace, qui consiste à expliciter des non-dits qui sont des vieilles lunes ( Erasme et l‘éloge de la folie, etc.)

    Les réserves que j’aurais pour l’instant tiennent au fait que l’auteur base son argumentation sur les écrits plutôt mystiques de Wittgenstein. Ce n’est sans doute pas pour rien que l‘édition la plus courante du Tractactus a été récemment dissociée des investigations, outre les carnets. Par ailleurs, le Pr Sass insiste dans son parallèle sur la nécessité qui s’est imposée pour les traductions de tronquer la syntaxe du délire de Schreber dans l’original du texte (Cf. page 57), mais il n’apporte pas encore là où j’en suis d‘éléments sur la possibilité de le justifier une analogie logiquement valide.

    Bien sûr, il faut se méfier d’une impression immédiate. Je ne sais pas ce que j’en penserai lorsque j’aurai “achevé” complètement ce livre mais pour l’instant, je trouve cette recherche opportune.

    Que la seule solution pertinente aux questions philosophiques soit une solution philosophique semble cependant assez souvent admis dans les milieux philosophiques purs.
    Cela reste à prouver lorsqu’il y a véritablement souffrance.

    Rivière · 18 mai 2011, 21:34 · #

  3. @riviere :
    Bonjour.
    J’imagine qu’une des raisons qui font que vous avez l’impression de ne pas lire le même livre que moi tient au fait que je le lis plutôt du côté de la folie que du côté de la philosophie. Cette première tentative de compte-rendu devrait être complétée (il le faut, parce que là je n’ai rien avancé du tout !) prochainement, dès que j’aurais le temps de remettre mes idées en place. Le livre de Sass pose à nouveaux frais la vieille question du solipsisme, comme vous le signalez, mais j’ai dans l’idée qu’il en déborde l’acception traditionnellement philosophique en considérant le fait de penser ce genre de pensée comme impliquant une forme de vie particulière : et je crois qu‘à leur manière aussi bien Wittgenstein que Schreber expérimente les conséquences qu’il y a à penser (sérieusement) ce genre de pensée. Sass aborde en conclusion un thème qui me paraît crucial dans cette histoire, thème antique s’il en est, de la différence entre penser tranquillement (dans un fauteuil pour ainsi dire, ou professionnellement, au sens de la philosophie professionnelle) des pensées aussi terribles que le solipsisme et penser “ tragiquement “, d’en subir donc les implications émotionnelles et affectives. J’imagine qu’on pourrait lire les Méditations de Descartes ou les Méditations cartésiennes de Hüsserl de cette manière , disons tragique (et qu’aussitôt les historiens de la philosophie viendraient me rappeler à l’ordre). Bref, ce que Sass à mon avis essaie de faire, c’est de présenter aussi bien la philosophie de Wittgenstein que le délire schreberien comme des expériences de pensées qui ont des implications vitales et logiques.

    Par suite, la question que je pose dans le texte que j’espère mettre en ligne prochainement, c’est quelque chose comme : pourquoi considérons-nous Schreber comme fou là où nous pencherions plutôt à considérer Wittgenstein comme un thérapeute (prévenant le risque de folie, risque qu’il connaît certainement d’expérience) ?

    Vincent Seguret · 19 mai 2011, 20:43 · #

  4. Devant rendre mon mémoire de Master 2 demain, ce n’est pas vraiment ici que je pourrais trouver des réponses à mes interrogations sur ce livre… Dommage.

    Ca donne pas vraiment envie d’y faire référence et encore moins de le lire du coup! J’ai pourtant le présentiment qu’il doit y avoir des choses interessantes.

    Emilien · 7 juin 2011, 17:18 · #

  5. ben Émilien.. Si vous aviez l’intention d’en causer de ce livre dans votre mémoire de master, la moindre des choses aurait été de le lire d’abord et de vous en faire votre propre idée.
    Et ce blog n’est effectivement pas le genre de blog qui prétend donner une synthèse objective de tel ou tel livre, et il n’est pas dans mes intentions de donner envie de lire.

    vincent seguret · 7 juin 2011, 17:37 · #

 
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