Présentation de l’oeuvre

« La vache qui ne rit plus»

Hommage aux animaux alimentaires

eizo sakata - la vache qui ne rit plus

eizo sakata - la vache qui ne rit plus


Cette œuvre naît d’un constat sur le rôle de plus en plus grand occupé par la vache dans nos pays industrialisés : les vaches deviennent de simples éléments fournisseurs de la matière première, des sortes de machines à fabriquer du lait. Constituée de divers conditionnements de produits laitiers, cette sculpture grandeur nature interroge le rôle de la vache aujourd’hui. Visant à dénoncer le rôle exclusivement alimentaire de certaines vaches, elle évoque le non-respect de la vie du bétail et invite à repenser notre rapport à cet animal.

« Cela fait bien longtemps avant l’apparition des vaches folles. Alors que je parlais affectueusement du bovin qui broutait l’herbe du pré, un ami normand m’a dit qu’il ne le regardait pas comme animal tout court, mais comme un animal alimentaire. Cela m’a abasourdi, même si je sais que cet animal aime exagérer. Certes il s’agit du bétail, mais ces vaches sont des êtres vivants.
On fabrique des produits laitiers de façon de plus en plus industrialisée. Les vaches deviennent de simples éléments fournisseurs de la matière première, des sortes de machines à fabriquer du lait. Peut-être mon ami n’a-t-il pas exagéré le propos : on leur fait manger n’importe quoi, contre la loi naturelle (nourriture comprenant la base animale, antibiotique, puis les OGM), afin d’améliorer la rentabilité. Et cela concerne non seulement les vaches mais aussi tous les types de bétail. En outre, le productivisme a poussé les agriculteurs à faire de l’élevage intensif, au sein duquel les animaux sont, pour ainsi dire, incarcérés. Maintenant on connaît une partie des résultats de tous ces actes…

la vache qui ne rit plus

la vache qui ne rit plus


Pour évoquer le non-respect de la vie du bétail, qui n’est rien d’autre que l’animal ( = être animé), je construirai une sculpture de vache, faite de divers conditionnements de produits laitiers (boîte de lait, fromage, etc..). Ils sont aplatis et fixés les uns aux autres par la manière brute et violente, c’est-à-dire en les piquant avec de grosses vis, sans aucun scrupule. »

(Texte: Eizo SAKATA)